chirurgie hernie inhuinale paris

Les autres hernies abdominales

Hernie de l'aine
Scanner d’une hernie ombilicale
Scanner d’une hernie ombilicale
Hernie de l'aine
Vue coelioscopique
d'une hernie ombilicale

La cavité abdominale peut être apparentée à un cube avec six parois, susceptibles chacune de présenter des zones de faiblesse, source de développement de hernies. On distingue ainsi :

Les hernies ombilicales

L’orifice ombilical, dont la fonction pendant la croissance in utero est de permettre le passage des vaisseaux ombilicaux nourriciers reliant le fœtus au placenta, peut devenir une zone de faiblesse pariétale source de hernie.

Comme au niveau de l’aine, cette anomalie peut s’observer chez le nourrisson, régressant alors souvent spontanément au cours des deux premières années de la vie. La survenue à l’âge adulte est causée par une fragilisation secondaire de cette région sous l’effet de tractions divergentes répétitives. C’est ainsi que s’explique sa constatation chez les sujets à forte surcharge pondérale abdominale et chez les femmes avec plusieurs grossesses en surpoids important.

Suivant le même processus d’expansion, le sac péritonéal s’engage dans le collet herniaire pour créer une logette supplémentaire dans le tissu cellulaire sous-cutané. L’ombilic est ainsi déplissé, parfois proéminent, avec une peau en regard amincie avec parfois des signes de souffrance cosmétique.

Le risque d’étranglement digestif motive une réparation pariétale en règle prothétique si son volume est important.


Les hernies de la ligne blanche

Les deux muscles grands-droits de la paroi antérieure de la cavité abdominale (les "tablettes de chocolat" des athlètes) sont réunis sur la ligne médiane par une étroite bandelette aponévrotique élastique médiane dénomée ligne blanche.

Son rôle d’amortisseur entre les deux colonnes musculaires s’exprime pleinement à la contraction de celles-ci, assouplissant ainsi la rigidification de la cavité abdominale. Une déchirure longitudinale de cette bandelette, en règle générale de faible longueur, génère alors une hernie visible sous la forme d’une voussure sous la peau , à une hauteur variable entre l’appendice xyphoide et l’ombilic.

L’évolution et le traitement s’apparentent à ceux de la hernie ombilicale.

Les hernies post-opératoires ou éventrations

On les appelle également hernies incisionnelles. Leur caractéristique commune, quelqu’en soit le siège, est d’être développée sur le site d’une précédente incision d’un abord chirurgical, avec pour conséquence une fragilisation secondaire des tissus. La survenue d’une déchirure à son aplomb signe alors l’apparition d’une hernie développée sur cette zone cicatricielle.

Le processus évolutif est identique à celui des hernies anatomiques, avec les mêmes risques évolutifs. L’agrandissement progressif de la déchirure tissulaire peut en outre aboutir à de volumineuses protrusions péritonéales, sources d’inconfort digestif et de déformation cosmétique marqués. Là-encore, la réparation pariétale prothétique est de règle, avec une mise en place de la prothèse par voie ouverte ou coelioscopique selon des critères généraux et anatomiques.

Les autres types anatomiques de hernies

Plus rares, elles concernent des points de faiblesse des différentes faces antérieure, latérales et postérieure de la paroi abdominale.
On peut citer les hernies antérieures de Spiegel, les hernies lombaires de Petit et de Grynfeltt, les hernies pelviennes obturatrices, ischiatiques, périnéales.

Leur réparation fait le plus souvent appel à un renfort prothétique.

Les hernies hiatales représentent une entité à part et concernent l’élargissement du hiatus oesophagien au sein du diaphragme qui constitue la paroi supérieure de la cavité abdominale.

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Site mis à jour le : 12/04/2013

Département de Chirurgie Générale et Digestive, cœlioscopique et carcinologique - Clinique Bizet
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